Printemps


Le printemps est la période la plus intense pour l’apiculteur car l’abeille, comme le reste de la nature, est en plein essor. C’est la période durant laquelle l’apiculteur doit surveiller et inspecter scrupuleusement et régulièrement ses abeilles car cela déterminera la bonne santé de sa colonie et par conséquent sa récolte. 

 

C’est aussi la période d’essaimage (les colonies se multiplient) et ensuite d’établissement de l’essaim : c’est donc le moment le plus propice pour installer un essaim dans la ruche. Nous allons vous détailler pas à pas les étapes à suivre la 1ère année, pour installer sa 1ère ruche, et la 2ème année et suivantes pour conduire la (ou les) ruche(s) déjà installées.

 

La 1ère année : l’installation d’une ruche

La 1ère  année est la période d’établissement de l’essaim dans la ruche. Au mois de mai, une fois la ruche posée et réglée de niveau sur le terrain ou dans votre jardin, vous  installez l’essaim dans la ruche et posez environ 8 barrettes + la partition. Ensuite vous refermez avec toutes les barrettes, la cale de serrage et repositionnez le toit.   (photo)

 

En se développant, l’essaim devient une colonie. La colonie a alors besoin de beaucoup d’énergie ; il faut donc surveiller ses réserves surtout en cas de météo défavorable. Si nécessaire, il faut alors nourrir la colonie. Pour nourrir la colonie, vous devez utiliser un nourrisseur dans lequel vous insèrerez du sucre ou du miel (vérifiez avec attention la qualité des produits utilisés). 

 

Généralement la colonie devient productive à compter de la 2ème année ; donc il  ne faut pas forcément s’attendre à récolter du miel, du pollen et de la propolis dès la 1ère année. 

 

La 2ème année : la visite de ruches déjà installées

Tout d’abord vérifiez si votre ruche est toujours de niveau et nettoyez le plancher. La 2ème année, le printemps est une période encore plus intense que la 1ère année car  les colonies sont plus fortes et se multiplient : c’est l’essaimage.

 

La visite de printemps est la première ouverture de l'année. Généralement elle a lieu lors d'une belle journée du mois de mars, après plusieurs jours de beau temps consécutifs, par temps calme sans vent, quand la température extérieure est au minimum de 15°. L’apiculteur doit alors faire une visite complète de la ruche mais rapidement pour ne pas refroidir la colonie.

 

L'apiculteur effectue un premier constat de la colonie. Il convient d’être minutieux, d’observer les réserves de miel, la qualité du couvain, de la ponte, l'état sanitaire, le dynamisme... 

 

→La quantité de miel doit être suffisante pour nourrir les abeilles car elles consomment beaucoup au printemps (bien plus que l’hiver)

→La qualité du couvain qui doit être serré

→La qualité de la ponte qui doit être de forme circulaire

→L’état sanitaire doit être bon : il faut regarder minutieusement le couvain pour détecter certaines maladies notamment la loque américaine

→La colonie doit être établie sur plusieurs rayons de couvain ce qui reflète son dynamisme.

 

 

A partir de début avril certaines colonies deviennent populeuses. Selon les régions, les races et la météo,  la fièvre de l’essaimage peut se mettre en route. Il faut être très attentif et adapter une méthode de son choix (cf rubrique " Essaimage " ). Il est impératif de gérer l’essaimage ! Voici ce qui risque de se passer si vous n’intervenez pas !

 

Un essaim sortira et il se peut que vous ne puissiez le récupérer. L’ancienne reine partira avec la moitié de la population et vos chances de récolte s’amenuiseront car pour obtenir une bonne récolte il faut une bonne population d’abeilles. Dans votre ruche une nouvelle reine va naître et si la météo est défavorable votre reine ne se fera pas féconder. Votre colonie se trouvera dans une mauvaise posture. C’est pour cela qu’il faut mettre toutes vos chances de votre côté et gérer cette phase si vous ne voulez pas risquer de tout perdre. 

 

Si les conditions météo sont bonnes, les abeilles peuvent rapidement construire et on constate sur le tiroir  de nombreuses écailles de cire. C’est le moment de faire de la place, d’élargir, d’ajouter des barrettes vierges (2 à 3 barrettes) pour retarder le risque d’essaimage qui augmente rapidement. Aussi, pour faciliter le développement de la colonie, il est nécessaire d’agrandir le secteur de ponte. L’apiculteur doit alors libérer de l’espace dans ce secteur et permettre à la colonie de construire de nouveaux rayons.

schema 15

 

 

L’apiculteur

 

→évacue les vieux rayons vers la zone de réserve et replace des barrettes vierges.

→libère de la place pour favoriser la ponte mais aussi d’éviter un essaimage précoce.

 

 

 

De chaque côté des rayons de couvain se situe un rayon de pollen et de miel : c’est à cet endroit que vous intégrerez une nouvelle barrette de chaque côté du couvain. Visitez régulièrement votre colonie (idéalement tous les 10 jours) et veillez à lui laisser toujours 2/3 barrettes vierges de libre. Notez le nombre de barrettes vierges à chaque visite afin que lors de la visite suivante, l'évolution puisse être mesurée.